L’EXPLORATION DE TOKYO
La première étape au Japon s’étant transformée en séjour prolongé, il a bien fallu que je m’occupe, en plus, bien sûr, du temps passé en matinée et fin d’après-midi auprès de la patiente. Ce fut donc l’exploration systématique de la capitale (du moins, des secteurs présentant un intérêt) et, avant tout et pour ce faire, m’y déplacer sans problème.
Quand on débarque à Haneda et que l’on consulte pour la première fois le plan du métro, euh, comment dire, c’est un peu la panique, d’autant que le schéma conceptuel du réseau n’a qu’un lointain rapport avec le plan de la ville. Après les cafouillages du début, on s’y fait pourtant assez vite car, il faut bien le dire, le réseau métropolitain, dans cette ville tentaculaire est assez remarquable et en plus, d’une propreté étonnante (stations et trains) et d’une ponctualité exceptionnelle. Les indications dans les stations sont omniprésentes et toutes traduites en anglais, les annonces sont en japonais et en anglais (même chose dans les trains), le personnel – en nombre – est affable et souriant, connaît suffisamment d’anglais pour renseigner utilement. Un pur bonheur pour qui fréquente régulièrement la ligne 13 à Paris… Le plus difficile, en fait, est de s’y retrouver dans les stations qui sont pour la plupart de la taille de celle des Halles à Paris (mais en beaucoup mieux, plus clair, plus lumineux…), et trouver la bonne sortie (jusque 17 pour une station), on ne sait jamais trop dans quelle rue ou quel centre commercial on va déboucher.
En surface, la circulation automobile dans les grandes artères (où il est interdit de stationner) est étrangement fluide et apaisée (pas vu un seul bouchon, pas de coups de klaxon) et en plus, on ne voit ni n’entend quasiment pas de camions ou de motos. Aux passages protégés les piétons sont très disciplinés, les automobilistes aussi, là encore un pur bonheur. Fumer dans la rue est interdit, des espaces clos sont prévus à cet effet, signalisation pédotactile pour les malvoyants tout au long de tous les trottoirs (et pas seulement aux carrefours), pas un papier, pas un mégot…
L’accès au centre de la ville se fait par tout un réseau de voies rapides et de voies ferrées qui traversent et trouent le tissu urbain en tous sens et à différentes hauteurs, sans grand souci, c’est vrai, de l’environnement mais, de toutes les façons, il n’y a aucune unité architecturale à Tokyo. Que du béton, que du béton, que du béton…
Plus vaste métropole du monde (elle compte intra-muros 14 millions d’habitants, et une quarantaine (!!!) dans l’aire urbaine, Tokyo n’a pas vraiment UN centre, mais plusieurs centres avec chacun leur spécificité (gratte-ciel, grands magasins et animation nocturne à Shinjuku, luxe à Ginza, institutions politiques et gouvernementales à Chiyoda, magasins et centres commerciaux à Shibuya, électronique et culture otaku à Akihabara…) et disposés pour la plupart en chapelet le long de la ligne circulaire Yamanote.
L’ennui à Tokyo, c’est que les sites remarquables sont en nombre limité (le séisme de 1923 et les B 52 américains en 1945 sont passés par là) et pour la plupart ce sont des temples, le plus souvent reconstruits, perdus ou mal mis en valeur dans cette jungle urbaine. Ce qui est par ailleurs frappant, c’est le contraste entre les secteurs animés et trépidants (Shinjuku, Shibuya, Ueno, Harajuku, Akihabara…) avec partout la foule, la multitude qui va, qui vient, qui déambule, qui se presse, qui traverse dans tous les sens (mais de manière disciplinée), et le calme des quartiers d’habitation plus traditionnels (maisons à un ou deux niveaux), à deux pas de là mais séparés et protégés des grandes artères par les immeubles de grande hauteur qui les bordent, le tout construit un peu partout et sans grande cohérence. Quant à ceux (dont je ne suis pas) qui aiment les magasins, les boutiques de luxe, les galeries marchandes, les grands magasins et autres malls, Tokyo est l’endroit!
J’ajoute pour terminer que nos itinéraire et calendrier initiaux nous permettaient d’éviter (de justesse) la mousson, mais avec les trois semaines supplémentaires à Tokyo, j’y ai eu droit : ciel bas et pluie, ce qui n’est pas terrible pour les balades et les photos.
LES QUARTIERS OUEST DE TOKYO, DE SHINJUKU À SHIBUYA (& EBISU)

Les quartiers ouest de Tokyo, situés de 6 à 8 kilomètres environ à vol d’oiseau du palais impérial sont les secteurs les plus modernes, les plus dynamiques et les plus animés de la partie centrale de la capitale, ils sont l’épicentre de la mode, de la soirée et de la nuit tokyoïtes ; c’est là que cela se passe, de jour comme de nuit, dans les magasins et les boutiques, les restaurants et les bars branchés, c’est là que les jeunes – et les moins jeunes – se rendent en rangs serrés et se pressent.
+ + + SHINJUKU + + +

LA GARE ET SES ENVIRONS IMMEDIATS

Shinjuku est d’abord une gare, la gare la plus fréquentée au monde (près de 4 millions de passagers par jour) et pourtant, si on n’y prend garde, on peut très bien passer à côté (ou au-dessus, si on suit l’avenue Koshu-Kaido par exemple) sans la voir, tant elle est engluée dans tout un réseau de centres commerciaux, magasins, boutiques etc… L’un des seuls indices de sa présence est la foule compacte qui à toute heure va et vient sur son pourtour, se déverse dans les rues commerçantes alentour ou se dirige en rangs serrés vers Kabukicho. Belle vue sur la partie ouest de Shinjuku du haut de la passerelle qui enjambe l’avenue Koshu-Kaido et relie les deux parties de la gare.










Coupe de monde de rugby à venir…


Petites rues commerçantes aux abords de la gare




Comme chez nous et comme un peu partout…



SHINJUKU OUEST
A l’ouest de la gare (et à proximité immédiate), un quartier ultra-moderne avec, outre quelques uns des plus grands hôtels, de nombreuses immeubles de bureaux et surtout le siège du Gouvernement métropolitain de Tokyo avec ses deux tours qui lui donnent un air de cathédrale. Ce qui fait de Shinjuku un fukutoshin, c’est-à-dire un second coeur de la ville. Vues spectaculaires du 42-ème étage des tours jumelles (notamment sur les tros tours du Park Hyatt Tokyo – « Lost in translation ») et belle balade dans le Parc central à leurs pieds.














LE PARC SHINJUKU GYOEN
Situé au sud-est de la gare (et à sa proximité immédiate), il fut établi en 1906 et servit de jardin pour la maison impériale. Sur 58 ha on trouve un jardin japonais, un paysage anglais et un jardin à la française ainsi que de jolis plans d’eau. Vues sur la tour de NTT.







KABIKUCHO (SHINJUKU EST)

KABUKICHO (quadrilatère rouge) & GOLDEN GAI (losange jaune)
Le hasard a voulu que nous ayons réservé de France un AirBnB dans le quartier coréen de Tokyo, Shin-Okubo, juste à l’extérieur (au nord) de Kabukicho, c’est là aussi à la station de métro de Higashi Shinjuku que j’ai trouvé ensuite un hôtel pas trop cher et pas trop loin de l’hôpital et que j’y ai posé nos valises.
Kabukicho est le quartier chaud de la capitale, comme le fut Soho à Londres il y a quelques décennies, mais à la mesure d’une métropole de la taille de Tokyo. Il tire son nom d’une des formes du théâtre traditionnel japonais (kabuki) pour lequel devait être construit après guerre un théâtre à ce endroit. Le projet ne vit jamais le jour mais aujourd’hui on trouve dans ce quadrilatère tout ce qui peut divertir : bars, bars à hôtesses, salles de jeux, de pachinko, karaokés, boîtes de nuit, restaurants, cinémas, attrape-gogos et j’en oublie certainement… et aussi tout ce qui peut favoriser la « promiscuité des corps » : saunas, salons de massage ou plus si affinité, hôtels et love hôtels. Et tout cela dans une débauche de néons et d’écrans géants… Pour avoir parcouru Kabukicho dans tous les sens – mais jamais très tard dans la nuit – je dois dire que le quartier m’a paru assez sûr, pour peu naturellement que l’on refuse l’invitation des quelques rabatteurs.


















GOLDEN GAI
Ces ruelles (une demi-douzaine) d’aspect assez sordide et bizarrement adossées à l’arrière du sanctuaire shinto Hanazono sont les vestiges de l’occupation américaine après la seconde guerre mondiale ; les cabanes de bric et de broc qui les bordaient accueillaient à l’époque les GI en manque d’affection… En journée, Golden Gai est désert mais il s’anime dès la tombée de la nuit, et ce sont pour la plupart de minuscules bars (un tout petit zinc et 4? 6? places au maximum) fréquentés par une clientèle d’habitués, les touristes n’y ont quasiment pas accès.


















+ + + HARAJUKU + + +

C’est vers le pont d’Harajuku et les rues environnantes (cercle mauve) qu’à deux arrêts de Shinjuku-sanchome en allant vers Shibuya se pressent la jeunesse branchée de la capitale et les ados. J’y suis passé à trois reprises (y compris le week-end) et n’ai vu que trois ou quatre des Harajuku girls dont parlent les guides, pas vu de tenues vraiment excentriques, peu de manifestation d’une culture décalée. Réputation visiblement surfaite. Même chose pour le « haut lieu » du quartier : Takeshita-dori, rue piétonne où se presse une foule invraisemblable ( des jeunes et des ados pour la plupart), et pourtant, là aussi, il n’y a pas grand chose à voir ou à acheter. On peut s’en passer. Le carrefour La Forêt marque l’entrée d’Omotesando, grand boulevard ombragé parfois surnommé les Champs Elysée ou l’avenue Montaigne de Tokyo. Je ne voudrais pas offenser nos amis japonais, mais on en est très loin… A voir également : la vieille station de métro, quelques ruelles plus calmes de l’autre côté de Meiji dori, les espaces fumeurs dans la rue et le stade olympique en cours de rénovation à proximité.
















+ + LE SANCTUAIRE MEIJI-JINGU + +
Un des lieux les plus sacrés de Tokyo, on y vénère l’empereur Meiji (Mutsuhito) et son épouse. C’est sous son règne (période Meiji, 1867 – 1912) que le Japon sort de son isolationnisme, s’ouvre à l’Occident, se développe, s’industrialise et devient une puissance asiatique. Le sanctuaire fut reconstruit en 1958, il est actuellement le plus grand lieu de culte shintoïste du pays.
A l’entrée du sanctuaire, un tori (portique) de 12 m de haut en bois de cyprès vieux de 1 500 ans. Entrée de la cour extérieure et la cour elle-même. Ouverture à la culture occidentale et à ses meilleurs produits, notamment aux vins de Bourgogne dont l’empereur était un grand amateur. Visiblement piqués au vif, les producteurs de saké déposent en face, chaque année, un tonneau de leur production.











+ + + SHIBUYA (& EBISU) + + +

Voilà un autre quartier phare de Tokyo, une autre Mecque de la mode et de la consommation et, autant le dire tout de suite, ce n’est vraiment pas pour moi. Des magasins, des magasins, des magasins, des néons, des panneaux lumineux, et apparemment le carrefour le plus fréquenté au monde (ça traverse dans tous les sens) au sortir de la gare, près de la statue de Hachiko, chien fidèle.















Atmosphère plus sereine, mais encore des restaurants, des bars etc…, à l’Ebisu Garden Place construit à l’emplacement d’une brasserie, à un kilomètre au sud de la station Ebisu (JR Yamanote puis Sky walk). Surprenante réplique du château de Moulinsart qui abrite le restaurant « Gastronomie » de Joël Robuchon.




+ + + LE MUSÉE NATIONAL + + +

À l’extrémité nord du parc de Ueno, le Musée national, le plus ancien (1872) avec plus de 110 000 pièces, ce qui en fait la plus grande collection d’art du Japon. Trois bâtiments principaux : la galerie japonaise (honkan), et la galerie des trésors du Horyu-ji et la galerie asiatique (toyokan). Premère galerie : les 7 premières photos, dans la deuxième – bâtiment moderne -, les trésors (bannière en bronze doré, les 48 bouddhas en bronze de la même époque – 7-ème s. – etc…, les cinq dernières photos on été prises dans la galerie asiatique.



















LES ESTAMPES DU MUSÉE NATIONAL



















+ + + NIHONBASHI, LA GARE DE TOKYO & MARUNOUCHI + + +

L’hypercentre de la capitale avec la gare centrale au milieu, Nihonbashi à droite de la gare (dans la direction de la flèche) et Marunouchi, à gauche de la gare.

Le pont Nihonbashi (construit et reconstruit à 19 reprises de 1603 à 1911), est enjambé de manière fort peu élégante par une voie rapide… La plaque indique le Km 0 du Japon car c’est de là que partaient les cinq routes majeures d’Edo. Le pont relie (par la rue Chuo dori, grand axe nord/sud) les secteurs de Akihabara et Kanda au nord à Ginza au sud (carrefour Nissan). Grands magasins de part et d’autre du pont.
La gare centrale de Tokyo (bâtiment en briques rouges) a été construite en 1914 sur le modèle de celle d’Amsterdam. Pour une fois, elle est facilement identifiable (entre des tours), mais abrite, comme les autres, des galeries marchandes et toutes sortes de magasins et restaurants (ramen street par exemple). À proximité immédiate, le Forum international de Tokyo (magnifique atrium), et à l’ouest de la gare, les immeubles modernes de Marunouchi ainsi que les douves de l’ancien château d’Edo, aujourd’hui Palais impérial.














+ + + EN DESCENDANT HARUMI-DORI (GINZA) + + +

Photo 1 : du côté de la gare puis le carrefour de Yanagi et Harumi dori (axe principal de Ginza) avec le Tokyu Plaza Ginza, la « boutique » Hermès (2 & 3), le Ginza Sony Park et sa verdure ; descente de l’avenue Harumi dori jusqu’au Nissan Crossing (considéré comme LE point central de la capitale) avec l’immeuble Nissan (son concept car), et en face le grand magasin Wako et son horloge.















Un peu plus loin, le Kabuki-za (1880), théâtre traditionnel kabuki dans lequel ne jouent que des acteurs hommes.






++ SUMIDA (TOKYO SKY TREE) & ASAKUSA + +

634 m de haut pour le Tokyo Sky Tree et sans doute une vue impressionnante des plateformes à 350 et 450 m, mais le ciel étant ce qu’il était, j’ai renoncé. Sanctuaire Ushijima dans le parc Sumida et kimonos devant l’entrée du sanctuaire Senso-ji.













+ + + RYOGOKU + + +

Un peu plus au sud, sur la rive occidentale de la Sumida : le stade Kokugikan où se déroulent trois des six tournois annuels de sumo, le sport national du Japon. Photo du lutteur prise sur internet.


juste un peu plus loin, le musée métropolitain d’Edo – Tokyo, à l’architecture un peu (très) lourdaude (l’architecte s’est inspiré des anciens entrepôts sur pilotis)… Le musée, est consacré, dans ses niveaux supérieurs, à la vie économique, culturelle etc… de la période Edo (XVII-XIX-èmes s.), aux transformations consécutives à l’ouverture du pays ainsi qu’à la vie à Tokyo durant et juste après la seconde guerre mondiale. Là encore, le visiteur non averti ne comprend pas pourquoi les Américains se sont acharnés sur ce malheureux pays (dernière photo)… Maquettes grandeur nature d’un théâtre Kabushi, d’une des premières maisons en pierre à Ginza, d’intérieurs d’habitations, photos d’archives…




















+ + + ROPPONGI, LA TOUR DE TOKYO & CHIYODA-KU + + +

Les alentours de la station de métro puis la Mori Tower (avec à ses pieds une des araignées de Louise Bourgeois) qui du haut de ses 248 m domine le secteur (Roppongi Hills). De l’autre côté de Gaien-Higashi dori, le complexe ultra moderne appelé Tokyo Midtown et la NACT (National Art center Tokyo). À quelque distance de là, la Tour de Tokyo, pâle copie de la Tour Eiffel (elle la dépasse tout de même de 13 m et pèse moitié moins) absolument pas mise en valeur par son environnement.














En remontant vers le nord nous arrivons à Chiyoda-ku, le coeur politique et le siège du gouvernement du Japon avec la résidence du premier ministre (Abe Shinzo qui ce jour-là recevait E. Macron), le bâtiment du Parlement (Diète, 1936) avec, devant un petit piquet réclamant le départ des troupes américaines d’Okinawa.





+ + + AKIHABARA, KANDA & LE JARDIN EST DU PALAIS IMPERIAL + + +

Le sanctuaire shinto Kanda Myojin dont l’origine remonterait à l’an 730 domine la « ville électrique d’Akihabara », la Mecque de l’électronique traversée de part en part (N/S) par Chuo Dori. Mecque de l’électronique, et aussi, bien sûr, temple de la culture Otaku : jeux vidéo, BD, mangas, jouets… Néons, panneaux lumineux, soubrettes, en veux-tu en voilà…






















En descendant vers le Jardin Est du Palais impérial.










+ + + ODAIBA + + +

Odaiba est une île artificielle dans la baie de Tokyo, avant-poste fortifié, à l’origine, assurant la protection de la ville. On s’y rend en monorail, à partir de la gare de Shinbashi et en empruntant le Rainbow Bridge. Activités essentiellement ludo-« culturelles ». A voir (de près ou de loin), le siège futuriste de Fuji TV, une réplique de la statue de la liberté (don de la France), le Tokyo Big Sight (centre d’expositions sur 4 pyramides inversées), à éviter : Palette Town et son Venus Fort, le Toyota Mega Web… Dernière photo : l’ancienne gare de Shinbashi.















+ + + YASUKUNI-JINJA & LE YASUKUNI YUSHUKAN WAR MEMORIAL MUSEUM + + +

C’est dans ce sanctuaire qu’est honorée chaque année (le 15 août) la mémoire des 2,5 millions de soldats japonais tombés à la guerre depuis la fin du XIX-ème s., le problème étant qu’y a été enregistrée en 1978 une quinzaine de criminels de guerre (Seconde Guerre mondiale), ce qui agace au plus haut point la Chine et la Corée, pour ne citer qu’eux.
L’histoire militaire du Japon est retracée dans le musée attenant, et s’il est surprenant que les photos sont interdites dans un certain nombre de salles, on comprend pourquoi en parcourant les documents d’archive, les photos etc… ainsi que les commentaires. En gros, le Japon n’a jamais fait que se défendre et défendre ses intérêts, et la politique expansionniste menée à la veille et pendant la seconde guerre mondiale n’avait pour but que de libérer l’Asie du sud-est du joug colonial des puissances occidentales. On n’y parle pas de la guerre en Chine, tout au plus d' »incidents », il n’est fait nulle mention des atrocités qu’ ont commises là ou ailleurs les troupes japonaises. C’est assez incroyable, mais le Japon se pose en victime et non en agresseur. Une salle entière est consacrée à la victoire navale de Tsushima en 1905 contre la Russie tsariste, une autre à la Mandchourie… Deux salles sont consacrées à la glorification des héros, les kamikaze, les hommes torpilles sont à l’honneur… bref, le militarisme japonais est loin d’avoir été éradiqué.
Imposant torii à l’entrée du sanctuaire, puis statue d’Omura Masujira, ministre de la guerre assassiné en 1869. Dans le musée : locomotive ayant servi sur la ligne reliant la Malaise à la Thaïlande (« pont de la rivière Kwaï »?), avion utilisé par les kamikazes, torpille humaine et salles consacrées aux hauts faits d’armes du Japon contre la Chine en 1894-1905, contre la Russie en 1904-1905, en Mandchourie en 1931, évocation rapide des « incidents » (?!?!) en Chine à partir de 1937, guerre de libération de l’Asie du sud-est à partir de 1940…





















À SUIVRE